Mercredi 20 décembre 2006
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05:58
Nous quittons le Cambodge demain, sans regret, ravis d'avoir pu decouvrir une nouvelle partie de la civilsation Khmere. Civilisation qui s'etendait du Laos a l''ouest de la Thailande et incluant tout le Cambodge. Nous avons d' ailleurs apprecie la visite du musee national de PP, regorgeant de statues et de sculptures khmeres, souvent d'origine de la region d' Angkor.
Nous nous sommes offertes notre premiere bouteille de vin rouge hier soir, un merlot, frais et qui nous amis de bonne humeur ! Entre les fruit shake et la biere, il nous faut faire une pause !
Notre itineraire pour le Vietnam n'est pas entierement defini. Il y a tellement de choses a voir et faire sur un mois.
Nous quittons Phnom Penh demain vers 6h30. Le bus prendra la direction d' Ho Chi Minh Ville, autrefois appelee Saigon.
Neuf heures de bus et un passage aux douanes capricieux nous attendent.
Nous avons hate d' y etre, observer leur regard sur nous et le notre sur eux, plonger dans differents moments de l' histoire de ce pays, dont les liens avec la France ont ete si forts.
Par KL & Jérôme
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Publié dans : Cambodge
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Samedi 16 décembre 2006
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06:18
Deli est notre guide pour la decouverte de Kep et des plantations de poivre et par la suite nous aidera dans la decouverte du reste des environs de Kampot.
Il est guide depuis sept huit ans et n'a pas pu finir ses etudes par manque d'argent. Ici, le gouvernement n'aide pas les etudiants, pas comme en France.
Deli est grand et a la peau marque par le soleil. il semble avoir plus de 30 ans. Il a en fait 27 ans. Comme Jerome. Il est donc ne a la fin des affrontements en Khmers rouges et Vietnamiens. Il parle avec liberte et repond a toutes nos questions. Il ets vif, contrairement a d'autres et a envie de faire son metier avec professionnalisme. Ca change !
Son pere est mort sous le regime de Pol Pot. Sa mere, ancienne prof de francais, a perdu ses terres et vit aujourd'hui de la recolte de riz et de poivre. Il souhaite nous en dire plus sur le regime, mais les victimes du regime ne veulent pas en parler. Ils souhaitent oublier. La grand mere de Deli lui interdit de mentionner les mots Khmer rouge. Il nous expliquera un peu mieux l'histoire de son pays, avec des informations qu'il a recoltees ailleurs.
La transmission de l'histoire de generation en generation est difficile. Parfois, nous ne parlons pas du passe et laissons des non-dits et des incomprehensions. L'echange avec Deli me fait penser que moi-meme, je connais mal l'histoire de toute ma famille. Nous en parlons peu. Parfois, mes parents nous racontent quelques bribes de leur enfance. Et puis, je me pose des tonnes de questions. Les longs trajets y sont propices. Si mes parents n'avaient pas quitte l'Asie, ou serions-nous aujourd'hui ? Vivrions-nous la misere qui est omnipresente ici, ou alors aurions-nous fait partie de la classe moyenne ? Quelle famille auraient-ils fonde ? Ici, ils ont en moyenne 4 a 5 enfants ?
Jerome connait bien mieux l'histoire de sa famille. Quand nous en parlons, tout parait plus simple. Et puis, nous nous rendons compte que si nous poursuivons notre relation, l'histoire que nous transmettrons sera forte. Tres forte. Un melange de cultures, de langues. De rencontres. D'experiences.
Deli dit que nous avons de la chance d'avoir travaille deux annees pour partir. Lui, il travaille tous les jours depuis longtemps et n'a pas d'argent. Nous sommes conscients de notre chance, mais surtout nous nous demandons si ce pays s'en sortira ? Les enfants trainent dans les rues, ou sont a l'ecole. mais qu'apprennent-ils a l'ecole ? L'histoire de leur pays les rendra-t-elle plus forts ou alors subiront-ils les consequences importantes de cette guerre civile ?
Ici, ils n'aiment pas les vietnamiens. Je dis alors que mon pere est thai et que ma mere est francaise. En vrai, ils sont vietnamiens d'origine, sont nes au Laos. Mon pere a grandi en Thailande. Ma mere, a Pakse au Laos. Apres, c'est un peu flou. Ensuite, ils ont quitte le camp d'Udol avec ma soeur et ont debarque en France en 1978. Nous avons de la chance d'avoir grandi en France et d'etre alles a l'ecole.
Par KL
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Samedi 16 décembre 2006
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05:56
Le parc national de Bokor qui borde Kampot n'a pas ete reconnu comme patrimoine de l'humanite par l'UNESCO parce que la deforestation y fait encore rage !
Nous partons a la decouverte de cette montagne de foret tropicale qui a ete ouverte au public grace aux colons francais au debut du 20eme siecle. A l'epoque la route etait excellente, mais depuis les affrontements entre Khmers rouges et Vietnamiens, la route est delabree. Le parc avait ete ferme a ce moment la.
Nous sommes donc installes a l'arriere de la cabine d'un pick up. Ls autres touristes sont dans le bas arriere sur des banquettes rudimentaires. Presque deux heures de trajet. Les rochers et la caillaisse sont maitres sur la route. nous imaginons le chemin en saison des pluies. C'est atroce. Nous faisons des rebonds. Nos os en prennent un sacre coup. pour les autres, c'est pire.
Bokor a ete explore par les francais. Point strategique pour avoir une vue sur le Vietnam. L 'Ile de Phu Quoc est visible d'ici.
Quand les francais ont colonise le Vietnam, les Cambodgiens ont recu le droit d'exploiter cette partie de maniere autonome.
Nous visitons les batiments abandonnes de la station de Bokor Hill, apres une marche d'une heure a travers la montagne feuillue. Temoins de la guerre et des tirs, le Borkor Palace et son hotel, sont aujourd'hui recouverts d'une mousse orange. les couloirs sont sombres, les murs delabres. Parfois nous retrouvons de traces de tirs. Nous imaginons ici un parfait decor de film d'horreur, et a la fois la beaute du lieu.
La descente en fin de journee est horrible, insoutenable. Nous laissons nos palces a des quebecois. La poussiere nous prend en otage, quand nous ne nous faisons pas gifller par des feuilles ! Mais le paysage est grandiose. Les feuilles de certains arbres doivent atteindre les cinq metres de longueur. Les lianes torsadees ont l'epaisseur d'un tronc d'arbre.
Nous arrivons a Kampot, apres un magnifique coucher de soleil que nous savourons sur la riviere de Bassac.
Nos hanches vont etre recouvertes de bleus, c'est certain. Mais ca valait le coup, apres la decouverte de ce lieu charge d'histoire...
Par KL & Jérôme
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Samedi 16 décembre 2006
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05:32
Mercredi 13 decembre.
Nous avons debarque a Kampot, a deux heures de Sihanoukville ce mercredi. La route est de bonne qualite, donc tout va bien. Nous nous sommes rendus au marche de Sihanoukville pour trouver un taxi a partager. En vain, car les gens quittent la ville de bonheur. La bon point : nous evitons une voiture chargee avec 7 ou 8 personnes pour 16 dollars. Vive le confort !
Le personnel de la GH Long Villa nous convainct de passer le sejour chez eux. Rien a redire, pour 8 dollars et la clim.
Nous nous balladons dans la ville, ou il y a bien moins de mendiants qu'ailleurs. Les locaux sont souriants et avenants. des ecoliers et des etudiants nous arretent dans la rue pour echanger quelques mots en anglais. jerome se prete avec plaisir a ce jeu !
Un des guides de la GH nous "vend" avec brio une journee pour visiter une grotte, une plantation de poivre et la visite de Kep, station balneaire anciennement reputee, et aujourd'hui tombee dans l'oubli. 20 dollars a deux, pourquoi pas...
Nous avions oui dire que le poivre de Kampot etait delicieusement parfume. Nous vous le confirmons. Il est fort en gout et donne une saveur a la fois douce et et fine dans nos mets. Nous avons donc pu en gouter du frais dans une des plantations de la region qui appartient a un riche exploitant. Le poivrier est une plante qui pousse en hauteur. Les grains sont verts, puis deviennent rouges. le grain vert seche donne un grain noir, mais le gout est moins prononce que le grain rouge qui une fois seche, devient egalement noir. Le kilo sur le marche est vendu a 6 dollars. Nous allons peut etre craquer. C'est tellement pratique de se trimbaler un kilo sur le dos pendant quelques mois ! Jadis, lorsque la France etait presente au Cambodge, il etait normal de retrouver du poivre de Kampot dans les plus grands restaurants de Paris.
On parle de restaurant... C'est d'ailleurs bientot l'heure pour nous de dejeuner...
Par KL & Jérôme
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Samedi 16 décembre 2006
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05:14
Lundi 11 decembre.
Il s'agit de ne pas trop vegeter sur la plage, bien que nous prenions gout a notre barbotage quotidienne dans l'eau. Jerome se plaint d'ailleurs qu'elle est trop chaude...
Nous decidonc donc de tenter uen sortie en groupe, en directions du par national Ream. Nus retrouvns par hasard un couple de francais, rencontre a Battambang et un neerlandais parlant francais est des notres.
Nous rejoignons le parc grace a une traversee en bateau dans la mangrove. Les palmiers se melent a une vegetation tropicale plus dense, dans une eau foncee. Quelques oiseaux et rapaces survolent la mangrove dont l'ouverture sur la mer est tres large. C'est beau. Tres beau.
Nous sommes accompagnes d'un guide qui ouvre le chemin sur la foret tropical. Nous nous arretons dans une ecole chretienne, rudimentaire et qui accueille deux classes. un des touristes etrangers osent une question des plus stupides que nous ayons pu entendre : "Est-ce que les ecoliers ont des stylos ou alors ecrivent-ils sur le sable ?". Nous n'avons jamais vu autant d'ONG qu'au Cambodge, donc les stylos doivent bien exister... Mon Bouddha ! Comme dirait l'autre.
La balade dans la foret tropicale nous semble bien trop courte, mais nous avons la chance de debarquer sur une plage deserte, dons le sable trop blanc finirait par nous faire mal aux yeux. Trop dure la vie ! La baignade est breve, neanmoins tres agreable et elle s'acheve par une barracuda epice grille fameux !
Le Cambodge s'ouvre au tourisme depuis peu. Les infrastructures d'accueil se developpent, mais restent limitees. les cambodgiens n'ont pour l'instant pas l'art d'exploiter un fond un concept. par exemple, cette sortie dans le parc aurait pu etre plus etonnante si seulement ils prenaient le temps de preparer une amrche de deux ou trois heures, de mieux s'organiser ou de penser a tout ce qui peut etre fait. Nous sommes un peu decus, mais tentons de relativiser. Nousm, touristes curieux, nous en voulons toujours plus. Eux, organisateurs encore peu formes, ont du mal a cerner les besoins des touristes.
Par KL & Jérôme
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Mardi 12 décembre 2006
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11:07
quand je suis en bikini !
Les cambodgiens cultivent une pudeur que nous ne connaissons pas en Europe ! Ils nagent tout habilles, avec leur jean ou leur sweat a capuche, hommes et femmes ! Seuls leurs pieds restent decouverts.
Imaginez leur regard sur moi, qui leur "ressemble", osant devoiler mon corps de cette maniere ! Ils regardent longtemps. Ils fixent. Ensuite ils parlent entre eux et regardent Jerome. Surement me prennent-ils pour une prostituee et ne peuvent pas imaginer que je suis francaise !
Leur regard devient trop derangeant. Surtout celui des cambodgiens qui viennent se prelasser le week-end sur les plages de la cote sud. De Phnom Penh, des environs. De partout...
Etre une star et etre regardee continuellement, ca doit etre extremement lourd !!!!
Par KL & Jérôme
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