"Regardez, on dirait les vaches de normandie !", "wow, c'est comme en Suisse...", "Et la, l'Alaska" _ Aucun d'entre nous n'y est jamais alle - "Par la, le Nevada !", "On se croirait dans la
jungle en Malaisie, la chaleur, en moins", "Et cette cote ressemble tellement a la Bretagne !", "C'est dingue, on se croirait sur Mars" - On espere bien y aller un jour - "Les Alpes ou les
Pyrennees ?", "Tekapo, presque comme Annecy", "L'architecture de Dunedin rappelle celle de Dundee", "Cette ville fantome me fait penser a Rauma".
Bref, il nous est bien difficile de decrire la Nouvelle-Zelande. A la fois, tant de paysages rappellent ceux d'autres contrees, et puis la possibilite de passer d'un paysage a l'autre en quelques
kilometres en font un pays unique. Unique egalement par sa faible densite, 6 habitants/km2 sur l'ile du Sud, les grands espaces, la profondeur du champ de vision. Nous restons eblouis a
chaque virage de la route sur laquelle il est tres agreable de rouler. Les points d'observation sont tres bien indiques, la multitude d'informations nous aident a tracer notre itineraire.
Sur quinze jours, nous avons longe les collines arrondies sur la route qui nous mene a Kaikoura. Nous avons egalement aime la jolie baie d'Abel Tasman, les grandes forets de fougeres, des
formations geologiques etonnantes, la langue de glace geante du Fox Glacier, le Central otago desrtique, le sublime penonsule d'Otago, de magnifiques montagnes, des lacs a l'eau turquoise. En
somme, de quoi rendre un vacancier heureux ! Il est si facile de tomber amoureux de cette lointaine Nouvelle-Zelande...
Nos chemins se sont separe a Semporna, en Malaisie. Les voici avec nous de nouveau, mais a Christchurch cette fois. Florent et Sebastien. Nous sommes ravis de retrouver les parisiens,
toujours en version Paul Smith et bas de contention, mais sans valise. Et oui, trente heures et quatre vols plus tard, il aurait ete tout simplement trop beau de tout avoir en une seule fois...
Nous ne pouvons perdre notre temps a attendre cette valise qui est quelque part entre LA et Auckland. Alors c'est elle qui nous retrouvera.
Au programme de cette quinzaine a quatre, la decouverte d'une partie de l'ile du Sud de la Nouvelle-Zelande, reputee pour ses paysages mythiques, des especes animales rares. La formule se veut
itinerante. C'est donc Henry, notre van orange, loue a la compagnie Spaceship, qui nous servira a la fois de voiture et de maison. Florent et Seb logent dans le van, quant a nous,
nous optons pour le toit sur lequel se trouve une cabane que nous devons derouler chaque soir.
Heureux d'etre sur la route, heureux de notre vie de bohemes - Pas trop bohemes non plus, puisque nous passons toutes nos nuits dans des campings tres bien equipes.
Tant que le soleil se montre, nous sourions, beats devant la beaute de tous les paysages. Dans un premier temps, nous remontons le nord de la cote est, longeons ensuite la cote nord ensoleillee
pour entrer doucement sur la facade ouest, reputee pour ses pluies frequentes, parfois diluviennes (7000 mm d'eau par an a certains endroits). A notre arrivee au Fox Glacier, sur la facade ouest,
nous sommes victimne d'une tres grosse pluie et d'un vent violent. La toile de la cabane sur le toit n'etant pas impermeable, nous risquons d'etre trempes. Par consequent, nous arpentons les rues
du village afin de degoter une bache geante pour couvrir la cabane sur le toit. A l'unique superette du coin, Jerome et Seb se voient repondre "Vous ne trouverez jamais de bache dans la ville...
desole". Notre dernier recours, la station-service. La-bas, sur une etagere poussiereuse, l'unique bache du village ! rapidement, elle devient notre. Malgre les grosses rafales de vent,
Jerome et Seb - Toujours les memes ; Florent et KL sont en train de surveiller le seche-linge au sec hihihi - se mouillent jusqu'aux os pour envelopper et corder la bache geante. Cette
derniere tient jusqu'au petit matin... Les vetements trempes de la veille sont seches sur la route, grace au chauffage d'Henry.
Rapidement, le beau temps est de retour. Avec lui, les agacantes Sandflies. Ce sont de terribles moucherons qui nous sautent dessus, qui nous piquent et nous laissent en souvenir un petit bouton
qui demange vivement durant plusieurs jours. Apres le Baygon anti-moustiques de la Malaisie, nous disposons de la versionneo-zelandaise anti-sandflies.
3000 kilometres de route, des centaines de stops, des milliers de photos, des changements d'itineraires frequents - la meteo en est le facteur principal. Bref, d'excellents souvenirs avec nos
visiteurs les plus fideles - Ils gagnent la medaille avec Nhung !
Nous avons rendez-vous le 18 Fevrier avec les mythiques paysages de l'ile du sud de la Nouvelle-Zelande, le pays de l'autre bout du monde !
Nous rejoignons Florent et Seb - figurant parmi nos plus fideles visiteurs -qui devront se remettre tres rapidement des douze heures de decalage horaire. ET bien evidemment, sommes ravis de
les retrouver !
Non pas la recherche de l'anneau, mais plutot du bon temps et de l'emerveillement, nous serons sur la route dans un van-maison pendant quinze jours, avec lequel nous parcourerons des centaines de
kilometres dans des decors de reve !
Nous avons hate d'y etre, tant on nous a parle de ce pays...
Nous prevoyons ensuite de prolonger notre petit periple d'une quinzaine de jours, a deux, afin de marcher, camper et mouiller la ligne. La Nouvelle-Zelande est apparemment le paradis de
la peche a la truite. Et c'est surtout le bon moment pour Jerome de nous prouver qu'il sait pecher !
De retour de nos vacances - bien meritees, apres quelques mois a travailler - sur Melbourne le 21 mars...
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